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Communiqué du Mouvement de la Paix
PROCHE ORIENT :
NON A L’ELARGISSEMENT DU CONFLIT
ARRETONS CETTE COURSE A L’ABIME.
Après l'offensive meurtrière de l'armée
israélienne dans la bande de Gaza faisant de nombreuses victimes
civiles dont des enfants en bas âge, et la poursuite systématique de
la destruction du reste des infrastructures vitales pour les
gazaouis, notre inquiétude est profonde devant le déchaînement des
raids aériens et de bombardements d'artillerie qui porte
maintenant la guerre au Liban.
Plutôt que de négocier avec le
Président de l'Autorité Palestionienne et son gouvernement légal et
prendre en compte l'accord réalisé sur la base de l'Appel des
prisonniers, les
dirigeants israéliens ont choisi de capturer la moitié des membres
du gouvernement palestinien vraisemblablement pour poursuivre sans
entrave une politique unilatérale, sans avenir pour la Paix.
L'enlèvement de plusieurs soldats israéliens par des groupes armés
palestiniens dans ce climat de crise ouverte ne peut justifier le
choix désastreux d'élargir le champ du conflit, avec le risque
d'embraser la Région. Ce refus systématique du dialogue, ne peut que
renforcer le camp des extrêmes et le rejet du cessez le feu demandé
par le gouvernement libanais est aussi
significatif de son option de politique du pire
L’heure est plus que jamais à
l’intervention des puissances occidentales – à commencer par celles
du Quartet – en même temps qu’au soutien sans faille de toutes
celles et ceux qui, dans les deux sociétés agissent pour mettre un
terme à l’escalade des armes, pour le respect des Droits du Peuple
Palestinien, le retrait de toutes les colonies, condition
incontournable pour la sécurité du Peuple Israélien.
Le Mouvement de la Paix encourage ses
Comités locaux et tous ceux qui ont à cœur d’intervenir pour la
paix, à se tourner vers les Préfectures, les Elus de la Nation, à
les appeler à intervenir auprès de notre gouvernement et à faire
parvenir en urgence un message au Président de la République*.
La France doit jouer avec courage et
fermeté son rôle au sein de l’U.E et de l’ONU :
Les agressions israéliennes et
cette course à l’abîme doivent cesser à Gaza, en Cisjordanie comme
au Liban, au profit de négociations pour la libération des capturés
et des prisonniers.
Les aides économiques doivent
être totalement rétablies.
Une force de protection des
populations civiles doit être missionnée par l’ONU.
Enfin, plus que jamais,
s’impose la mise en œuvre de négociations en vue de mettre en œuvre
les conditions d’une paix durable pour les deux peuples Israéliens
et Palestiniens.
St Ouen ce 14 Juillet 2006
Monsieur le
Président,
Très inquiet(e) des
événements qui se déroulent au Proche Orient, je vous demande de
tout mettre en oeuvre pour arrêter cette escalade meurtrière.
Israël, ni aucun pays sous aucun prétexte, n'a le droit de bombarder
un pays souverain ni de lui imposer un blocus. La France doit exiger
l'arrêt immédiat des hostilités, le respect du droit international
et des conventions de Genève, il y va de la paix du monde et de la
crédibilité du système de sécurité international.
Monsieur le
Président , « Au
Proche-Orient (…) combien de temps le monde acceptera-t-il cette
tragédie qui broie des vies et des peuples, qui nuit au
développement et à la stabilité d'une région par ailleurs
essentielle pour la sécurité de tous, qui creuse un fossé
d'incompréhension et de ressentiment entre les cultures, les
civilisations, les religions ?" vous interrogiez-vous dans votre
discours à la Conférence des ambassadeurs en 2004, et vous affirmiez
:"Il est indispensable que la communauté internationale assume ses
responsabilités, qu'elle constate les résultats désastreux de son
inaction et s'affranchisse de ses fausses prudences. "
Au
Conseil de sécurité, au G8, comme membre européen du Quartet, la
France peut agir pour enrayer la logique de guerre, faire cesser
l'injustice des sanctions économiques, desserrer l'étau qui enserre
Gaza et exiger la relance de véritables négociations.
Pour
la sécurité du monde, pour que chacun dans la région puisse vivre en
paix et en sécurité, Palestinien, Israélien ou Libanais, j'attends
de la France, comme vous le disiez, "qu'elle fasse enfin écho à ceux
qui, en Israël comme dans le monde arabe, s'efforcent de faire
entendre, au milieu du fracas, la voix de la raison et de la paix. "
Signé : (Nom, prénom)
* http://www.elysee.fr/
ligne "ecrire au président"
ou par courrier:
Monsieur le Président de la
République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
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